
En été, la chaleur et l’humidité créent des conditions idéales pour le développement de nombreuses maladies du potager. Tomates, pommes de terre, courgettes, fraisiers… aucune culture n’est totalement épargnée.
La meilleure arme du jardinier reste la prévention, mais aussi la capacité à reconnaître rapidement les premiers signes. Savoir poser le bon diagnostic est essentiel pour agir vite, limiter les dégâts et choisir le traitement le plus adapté.
Pourquoi prévenir les maladies du potager
La plupart des maladies du potager sont causées par des champignons microscopiques (maladies cryptogamiques). Une fois installées, elles sont très difficiles à éliminer. D’où l’importance d’agir en amont.
Les bons gestes pour limiter les maladies du potager
- Choisissez des variétés résistantes : De nombreuses variétés de tomates, poivrons ou melons sont sélectionnées pour leur tolérance aux maladies les plus courantes.
- Arrosez au pied des plantes : jamais sur le feuillage: Les microchampignons causant les maladies cryptogamiques se développent en présence d’humidité.
- Paillez le sol : Un paillage (paille, broyat, tontes sèches…) protège les pieds des projections d’eau car de nombreuses maladies sommeillent dans le sol. Un paillage limite aussi l’évaporation, réduisant ainsi le stress hydrique. Tout savoir sur le paillage – Seezon FR
- Utiliser des purins de plantes : pour prévenir maladies et parasites. Purins d’orties et décoctions de prêles sont les plus efficaces en prévention des maladies cryptogamiques. Soigner votre jardin et votre potager avec des solutions naturelles – Seezon FR
- Supprimez les parties malades : Retirez feuilles et fruits atteints dès les premiers signes, et ne les compostez pas : ils sont un réservoir de spores. Brûlez-les ou jetez-les avec les déchets verts.
- Nettoyez vos outils : Un sécateur non nettoyé peut transmettre des champignons d’une plante à l’autre.
- Espacez vos plantations : Des tomates ou pommes de terre trop serrées retiennent l’humidité et favorisent la propagation des spores. L’aération est essentielle pour réduire les risques.
- Renforcez la vitalité des plantes : Une plante en stress (manque d’eau, carences, excès d’azote…) est beaucoup plus sensible aux maladies. Pour rester en bonne santé, elle doit disposer d’un apport équilibré en nutriments. Un engrais adapté fournit à la plante les éléments essentiels (azote, phosphore, potassium, oligo-éléments) pour favoriser sa croissance, renforcer ses défenses naturelles et améliorer sa résistance face aux maladies.
💡 Astuce d’expert : choisissez un engrais Solabiol enrichi en Osyril® (un stimulateur racinaire naturel)
En plus de nourrir vos plantes, il stimule naturellement le développement des racines, ce qui leur permet :
- un meilleur ancrage dans le sol,
- un accès optimisé aux éléments nutritifs,
- une meilleure absorption de l’eau,
- une meilleure résistance à la sécheresse.
Résultat : des plantes plus vigoureuses, mieux armées contre les maladies et les aléas climatiques .
Reconnaitre les maladies du potager les plus fréquentes
- Oïdium : dépôt blanc poudreux sur les feuilles. La maladie se développe lorsque le temps est humide et que les températures augmentent. Très présent sur les melons, courgettes, concombres, rosiers et fraisiers.
- Mildiou : taches brunes sur le feuillage et parfois un léger feutrage blanchâtre au revers. La maladie s’étend aux fleurs, aux fruits et aux tubercules rendant les récoltes impossibles. Très présent sur la tomate et la pomme de terre.
- Pourriture grise (botrytis) : feutrage gris sur fruits, feuilles et tiges qui pourrissent. Souvent sur fraisiers et tomates.
- Moniliose : hiverne dans les fruits momifiés ou ceux qui pourrissent au sol, mais aussi dans les blessures. Des taches beiges en cercles concentriques de points blancs ou brun clair très caractéristiques se développent sur les fruits qui se ramollissent et pourrissent. Cette maladie concerne le verger.
- Rouille : petites taches circulaires orangées sur les feuilles et le revers. Cette maladie est courante sur le rosier, la rose trémière, le pélargonium, mais aussi la pomme de terre ou le haricot.
- Alternariose : taches brunes rondes qui sèchent, surtout sur tomates et pommes de terre.
- Fusariose: Flétrissement soudain des feuilles malgré un sol humide, jaunissement progressif, et brunissement des vaisseaux à l’intérieur des tiges.
- Nécrose apicale (Cul noir de la tomate) : extrémité du fruit noire et dure, souvent lié à un manque de calcium et d’eau.

Les traitements contre les maladies du potager
Les traitements préventifs:
Il est nécessaire de prévenir les maladies car une fois installées, elles sont difficiles à éradiquer. Pour cela, il y a plusieurs options à mettra en œuvre en respectant les doses et les fréquences prescrites sur les emballages :
- La bouillie bordelaise (cuivre) est un fongicide à appliquer en le diluant dans de l’eau et en le pulvérisant sur toutes les parties aériennes (revers des feuilles compris). Elle doit être appliquée en prévention, avant l’apparition des symptômes, car elle ne guérit pas une plante déjà atteinte. Attention à ne pas en abuser : un excès de cuivre peut appauvrir le sol.
- Un fongicide de biocontrôle composé de bicarbonate de soude, il modifie le pH de la surface des feuilles, rendant la vie difficile aux champignons. Facile d’emploi, il agit aussi comme régulateur de croissance et est autorisé en agriculture biologique.
- Le soufre mouillable s’applique en pulvérisation une fois mélangé à de l’eau. Très efficace contre l’oïdium, le soufre agit à la fois en préventif et en début de curatif. Il doit être appliqué par temps sec et jamais en période de fortes chaleurs, car il peut brûler les feuilles.
- Purins de plantes (ortie, prêle) : Le purin d’ortie stimule les défenses naturelles des plantes et leur croissance, tandis que la décoction de prêle est riche en silice, ce qui renforce les tissus végétaux. Utilisés régulièrement en pulvérisation, ils constituent une bonne barrière contre les maladies cryptogamiques.
Les traitements curatifs:
Les maladies doivent être traitées dès les premiers symptômes pour éviter leur prolifération.
- Traiter rapidement avec un produit de biocontrôle : Des solutions à base d’huiles essentielles (par exemple l’huile d’orange) ou de micro-organismes (comme le Bacillus subtilis) sont efficaces contre certaines maladies. Elles sont utilisables en agriculture biologique et respectueuses des auxiliaires.
Exemple : Le produit Solabiol Insectes & Maladies – Traitement Total Choc.
Avec son principe actif d’origine naturelle (huile essentielle d’orange), ce produit agit en 3 en 1 : insecticide, fongicide et acaricide.
Il permet de défendre à la fois contre les maladies cryptogamiques et certains ravageurs, avec des effets visibles en moins de 3h. Utilisable en agriculture biologique, c’est une solution polyvalente (plus de 80 usages) qui s’adapte aussi bien au potager qu’au verger.
Possédant plus de 85 usages homologués, il agit notamment contre les acariens, l’oïdium, le mildiou, la rouille mais aussi contre les cochenilles ou les pucerons.