Vos plantes ont des feuilles qui se recroquevillent ? Des jeunes pousses déformées ? Une substance collante apparaît sur les feuilles ou les tiges ? Il s’agit peut-être d’une attaque de pucerons.
Très fréquents au jardin comme sur les plantes d’intérieur, les pucerons peuvent rapidement affaiblir les végétaux s’ils ne sont pas maîtrisés. Rosiers, arbres fruitiers, plantes potagères, plantes ornementales… de nombreuses cultures peuvent être concernées.
Cet article explique tout ce que vous devez savoir sur les pucerons : ce qu’ils sont, comment les reconnaître, les traiter et les empêcher de nuire à nouveau à vos plantes.
Qu’est-ce qu’un puceron ?
Les pucerons sont de petits insectes piqueurs-suceurs, généralement longs de 2 à 4 mm. Ils se nourrissent de la sève des plantes en piquant les jeunes pousses, les feuilles tendres, les boutons floraux ou encore les tiges.
En prélevant la sève, les pucerons affaiblissent progressivement la plante. Une attaque importante peut ralentir sa croissance, déformer les feuilles et les jeunes pousses, réduire la floraison ou fragiliser les cultures du potager.
Il existe plusieurs espèces de pucerons, de couleurs différentes : verts, noirs, gris, jaunes, roses ou blancs. Certaines s’attaquent plutôt aux rosiers, d’autres aux arbres fruitiers, aux légumes ou aux plantes d’intérieur.
Pourquoi les pucerons posent-ils problème ?
Les pucerons ne sont pas seulement gênants visuellement. Lorsqu’ils sont nombreux, ils peuvent avoir plusieurs effets sur les plantes:
- ils aspirent la sève et affaiblissent la plante
- ils provoquent des feuilles recroquevillées, déformées ou jaunissantes
- ils ralentissent la croissance des jeunes pousses
- ils peuvent favoriser l’apparition de fumagine, une pellicule noire qui se développe sur le miellat
- ils attirent les fourmis, qui se nourrissent du miellat produit par les pucerons
- ils peuvent parfois transmettre certaines maladies d’une plante à l’autre
Leur développement peut être très rapide, notamment au printemps, lorsque les températures remontent et que les jeunes pousses tendres apparaissent.
Comment reconnaître une attaque de pucerons ?
Les pucerons sont petits, mais plusieurs signes permettent de les repérer facilement.
Les signes visibles sur la plante
Une plante attaquée par les pucerons peut présenter:
- des feuilles enroulées ou recroquevillées
- des jeunes pousses déformées
- des boutons floraux affaiblis ou qui s’ouvrent mal
- une croissance ralentie
- des feuilles collantes
- une présence de petits insectes groupés sous les feuilles, sur les tiges ou autour des boutons
Sur les rosiers, les pucerons se concentrent souvent sur les jeunes pousses et les boutons floraux. C’est donc une zone à inspecter en priorité.
Le miellat et la fumagine : deux indices importants
Les pucerons rejettent une substance sucrée appelée miellat. Elle les feuilles collantes et attire souvent les fourmis.
Lorsque le miellat reste sur la plante, il peut favoriser le développement de la fumagine, un dépôt noirâtre qui recouvre les feuilles. Cette couche peut gêner la photosynthèse et affaiblir davantage la plante.
Si vous observez des fourmis qui montent et descendent le long des tiges, cela peut aussi être un indice : elles sont souvent attirées par le miellat produit par les pucerons.
Comment traiter les pucerons ?
Dès les premiers signes de pucerons, il est important d’agir rapidement. Plus l’infestation est prise tôt, plus elle est facile à maîtriser.
Couper les parties très infestées
Si certaines jeunes pousses ou branches sont fortement envahies, il peut être préférable de les couper. Cela permet de réduire rapidement le nombre de pucerons présents sur la plante et de limiter leur propagation.
Déloger les pucerons avec un jet d’eau
En début d’infestation, un jet d’eau ciblé peut suffire à faire tomber une partie des pucerons. Insistez sur le dessous des feuilles et les jeunes pousses, là où ils se cachent le plus souvent. Veillez simplement à ne pas utiliser un jet trop puissant sur les jeunes tiges ou les boutons floraux fragiles.
Utiliser un traitement anti-pucerons adapté
Lorsque l’infestation est plus importante, il peut être nécessaire d’utiliser un traitement spécifique contre les pucerons. Il existe des solutions prêtes à l’emploi ou à diluer.
Les traitements anti-pucerons Solabiol sont utilisables en agriculture biologique, et agissent par contact sur les pucerons présents sur les végétaux. Ils peuvent être utilisés sur un large éventail de cultures, notamment les rosiers, les plantes ornementales, les cultures florales et certaines plantes du potager
- Action rapide : effets visibles en moins de 3 h
- Agit sur tout type de pucerons
- Utilisable en Agriculture Biologique
Utiliser le purin d’orties
Le purin d’orties est une solution d’origine naturelle qui peut être utilisée contre les pucerons. Issu de la macération d’orties, il s’applique en pulvérisation sur le feuillage.
Utiliser du savon noir
Le savon noir est une solution couramment utilisée pour lutter contre les pucerons au jardin. Il s’applique en pulvérisation, directement sur les zones infestées.
Favoriser les auxiliaires du jardin
Les pucerons ont aussi des ennemis naturels. Les coccinelles, les larves de syrphes, les chrysopes et certains oiseaux contribuent à réguler naturellement leur population. Lorsque l’infestation est faible, prenez le temps d’observer la plante : si des auxiliaires sont déjà présents, ils peuvent aider à limiter le développement des pucerons. Pour les attirer, favorisez la diversité au jardin avec des fleurs, des haies, des plantes mellifères et des zones refuges pour la biodiversité.
Comment éviter l’apparition de pucerons ?
Quelques bons réflexes permettent de limiter les risques d’infestation et d’agir avant que les pucerons ne s’installent durablement:
- Eviter les excès d’azote : une fertilisation trop riche peut favoriser l’apparition de jeunes pousses tendres, particulièrement appréciées des pucerons.
- Désherber autour des cultures : certaines plantes spontanées peuvent servir de refuge ou de relais aux pucerons. Un désherbage raisonné limite les foyers potentiels.
- Favoriser les auxiliaires du jardin : coccinelles, syrphes, chrysopes et oiseaux contribuent naturellement à réguler les populations de pucerons.
- Diversifier les plantations : fleurs, aromatiques, haies et plantes mellifères participent à créer un jardin plus équilibré et moins favorable aux invasions massives.
- Installer des plantes compagnes : ail, ciboulette, oignon, coriandre ou encore certaines aromatiques peuvent être associées aux cultures sensibles. Les capucines peuvent aussi servir de plantes “pièges”, à condition de les surveiller régulièrement.
